Ayurvéda·Doshas

Pita-Dosha, l’équilibre

Après avoir abordé le dosha Vata, nous allons aujourd’hui nous concentrer sur Pita. Pour rappel, il existe 7 constitutions selon l’Ayurvéda : 3 simples, Vata, Pita, Kapha, 3 doubles : Vata-Pita, Pita-Kapha, Vata-Kapha, et une triple : Vata-Pita Kapha (qui est extrêmement rare). Les doubles constitutions seront plus complexes à rééquilibrer que les simples, puisqu’il faudra tenir compte de plusieurs aspects qui seront parfois opposés.

 

La constitution Pita

Association du feu et de l’eau, éléments opposés

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Les aliments chauffants, aux mêmes caractéristiques que Pita

par nature, Pita est le symbole de l’équilibre. Ne pas laisser le feu s’éteindre sous l’humidité, ni la consumer, sont les principaux enjeux de Pita. Ses caractéristiques sont l’onctuosité, la chaleur, la légèreté, l’intensité.

Sur le plan physique, que l’on peut associer au Prakriti, les personnes dites « Pita », c’est-à-dire ayant un dosha Pita prédominant, regroupent une ou plusieurs de ces caractéristiques. Ce sont souvent des personnes équilibrées, « dans la moyenne ». Elles ne sont ni particulièrement grandes ni petites, n’ont pas de difficultés à prendre ou perdre du poids et ont, de façon générale, une bonne digestion. Agni, le feu digestif, est particulièrement présent chez Pitta et brule les excès tout en conservant le nécessaire. Il n’y a donc pas d’excessivité chez un Pita équilibré, ce qui n’est pas le cas chez un Vata par exemple.

Les personnes de type Pita ont une ossature plutôt solide, avec des articulations saillantes. Le siège de Pita se situe dans l’intestin grêle.

La peau des personnes Pita est chaude et douce au toucher, grâce à leur chaleur interne qui leur donne rarement froid, et qui leur donne une moins bonne résistance à la chaleur.

Au-delà de la constitution, Pita est également plus élevé à certaines périodes de la journée, de l’année et de la vie. L’été, depuis le commencement des journées chaudes de printemps jusqu’à l’été indien, est une saison Pita, avec beaucoup de chaleur, d’humidité. De même, Pita-Dosha est le plus élevé autour de midi, moment où le feu digestif est le plus fort, et de minuit, où Agni est également très fort pour « digérer » la journée et assimiler ce dont le corps a besoin pendant le sommeil.

C’est l’âge adulte, de 16 à 50 ans environ, qui est le plus propice à des dérèglements Pita. En effet, c’est pendant cette période de la vie que l’équilibre entre vie professionnelle, vie familiale, vie personnelle, se trouve et se structure.

 

La condition Pita

Sur le plan physiologique, les personnes de type Pita sont d’excellents décisionnaires. Déterminées, elles vont toujours au bout de leurs projets si elles considèrent qu’ils en valent la peine. L’énergie du feu leur donne la force de toujours avancer. Elles ont également tendance à suivre leurs propres idées et doivent être convaincues pour accepter de suivre les plans d’une autre personne.

L’un des traits qui est le plus récurrent pour Pita est l’aspect « piquant ». Les Pita, avec leur feu interne si puissant, peuvent très facilement bouillonner et faire preuve d’impatience, voire d’intolérance vis-à-vis de personnes qui leurs sembleront trop lentes ou trop éparpillées.

Ce sont également de grands compétiteurs. Ce besoin de comparaison et de dépassement peut être très bénéfique, par exemple dans le cas de sportifs professionnels ou de grands chefs d’entreprise qui sont très souvent des personnes de type Pita. Cependant, un excès de compétition dérègle Pita-Dosha (n’oublions pas qu’en Ayurvéda le semblable augmente le semblable) et peut entrainer des frustrations, des colères réprimées et diminuer progressivement la confiance en soi.

Sur le plan digestif, Pita est très rarement constipé. Son Agni est assez puissant pour digérer tous les types d’aliments, mais trop de piquant crée une inflammation et des diarrhées brulantes très rapidement. Le feu doit être apaisé par l’élément eau pour permettre à l’équilibre d’exister et à Pita de ne pas bruler de l’intérieur.

 

Reconnaitre un déséquilibre et le réguler

Le déséquilibre le plus courant chez Pita est l’inflammation. Agni, présent en trop forte quantité, brule et consume tout, physiquement comme mentalement. Un Pita déséquilibré a tendance à se montrer colérique, avec des crises d’énervement qui apparaissent et se tarissent aussi rapidement qu’un feu s’allume et s’éteint.

Ces crises de colère, surtout si elles sont réprimées (via l’éducation, le contexte social…) peuvent également créer une inflammation supplémentaire au niveau corporel. Emplie par trop de chaleur, le corps, en réaction, sue d’avantage, peut exprimer des bouffées de chaleur, des plaques, des rougeurs pour tenter d’évacuer le feu.

La priorité est alors de refroidir, par la limitation au maximum des épices, qui sont principalement chauffantes, ou bien en favorisant les épices refroidissantes (réglisse, anis…) et une alimentation douce pour Agni, avec une consommation plus importante de produits froids, ou crus. La consommation des aliments crus étant une question récurrente dans l’Ayurvéda, cela fera l’objet d’un prochain article.

Pita a besoin d’un environnement frais et rencontre des difficultés à rester sous de fortes chaleurs. Si une personne de type Pita vit sous un climat très chaud et humide, elle doit adapter son alimentation pour permettre à Agni de se réguler seul et éviter des syndromes brulants récurrents, mais aussi favoriser des massages à l’huile de coco, refroidissante, ou bien des bains frais.

La gestion de la colère est un point central sur lesquels les personnes de type Pita doivent régulièrement travailler. L’exprimer trop violemment peut déséquilibrer l’esprit avec des pensées négatives et un jugement parfois difficile sur les autres, mais la réprimer peut consumer le corps de l’intérieur à cause de l’emprisonnement du feu à l’intérieur. Des exercices de Pranayama (respiration yogique), de méditation et pourquoi pas l’utilisation de la communication non violente sont d’excellents moyens de réguler psychiquement l’excès de feu.

 

Si vous avez un doute sur votre constitution ou votre condition, que vous avez la sensation d’accumuler des toxines de différents types ou que vous ne savez plus quelles modifications mettre en place pour améliorer votre santé générale, n’hésitez jamais à consulter un thérapeute ayurvédique, qui saura vous conseiller de façon claire et précise.

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